On peut remarquer qu'il existe dans la presse en plusieurs langues (français et espagnol) un débat autour de la rémunération du travail domestique et de la retraite des femmes au foyer, notamment en espagnol ou c'est l'aspect central du corpus.

Contrairement à ce que nous avons pu observer en anglais, français ou chinois, en espagnol la question de s'il est approprié ou non que la femme soit au foyer ne se pose pas vraiment dans les articles étudiés. On peut supposer que c'est lié à la représentation sociale de la femme en Amérique latine (dont proviennent une grande partie des articles) où il est plus ou moins attendu qu'elle passe au moins quelques années à la maison pour s'occuper des enfants. Il est donc moins question des avantages et désavantages de faire ce choix, mais plutôt de comment permettre à celles qui ont renoncé à une activité salariée pour se consacrer à leur famille de bénéficier d'une retraite et éventuellement de revenus sans être totalement dépendantes de leur conjoint.

En français, on retrouve la question de la rémunération des femmes au foyer, mais aussi la question de la place de la femme. Il y a une opposition entre certains articles qui considèrent que femme au foyer est une situation difficile, presque dégradante et qu'être femme au foyer serait une épreuve, un choix par dépit, tandis que d'autres soulignent les qualités de ces femmes qui font le choix de renoncer à une carrière et à un salaire pour s'occuper de leurs enfants.

Dans le corpus chinois, les articles mentionnent souvent le fait que les femmes doivent prendre conscience de leur valeur sociale plutôt que de rester à la maison. Elles doivent travailler pour devenir financièrement indépendantes afin d'avoir une réelle sécurité de vie. La loi chinoise ne reconnaît pas la valeur du travail domestique et il n'existe pas de compensation financière spéciale pour les femmes au foyer. l'avis général en Chine semble être que dans la société contemporaine, les femmes ne devraient plus être femmes au foyer. Certains articles et mots montrent pourtant qu'il existe encore une partie de la population chinoise qui les soutient dans ce rôle, surtout lorsqu'elles ont des enfants, afin de mieux s'occuper d'eux et de les éduquer. Cependant, de façon générale, il y a une attitude négative envers le travail au foyer, car il n'y a pas de protection juridique ou financière pour celles qui l'exercent.

En anglais, on peut observer que l'image de la femme au foyer est associée à la charge mentale, le stress, la fatigue et autres désavantages. Dans cette langue et en français, on peut voir des allusions aux années 50 (1950s, néotradi) et à l'association femme au foyer-rôle traditionnel.

Bien que certains aspects soient présents dans plusieurs corpus, on peut remarquer que la presse dans chaque langue a ses spécificités dans sa façon de parler des femmes au foyer, mais notre corpus étant assez réduit et les coocurrents pouvant parfois induire en erreur certaines spécificités n'ont peut-être pas été mentionnées.