#À la Une de 20minutes.fr Festival du film d’Histoire de Pessac : La réalisatrice Michèle Dominici voulait « rendre leur intelligence et leur voix » aux femmes aux foyers IFRAME: https://www.googletagmanager.com/ns.html?id=GTM-TPVF9CB Retour à l’accueil * Journal * * * * * Recherche ____________________ (BUTTON) Ok * Actualité * Locales * Sport * Entertainment * Economie * Planète * T'as vu ? * Fake Off * By the Web * High-Tech * 20 Mint * Vidéos * Podcasts * En Images * Guide d'achat * Le direct * Jeux * Services * Journal numérique * Minutes Maison (BUTTON) Menu complet Retour à l’accueil Société Un documentaire sur « l'envers du décor » des femmes au foyer * Partager sur Messenger * Partager sur Facebook * Partager sur Twitter * Partager sur Flipboard * Partager sur Linkedin * (BUTTON) Sauvegarder l'article (BUTTON) Menu complet (BUTTON) Fermer * Société * Faits divers * Politique * Monde * Santé * Justice (BUTTON) Voir les sous-sections précedentes (BUTTON) Voir les sous-sections suivantes Dans l’actu * Guerre en Ukraine * Covid-19 * Crise énergétique * Réforme des retraites * Coupe de France (BUTTON) Voir les tags précedents (BUTTON) Voir les tags suivants 1. Accueil 2. Société Festival du film d’Histoire de Pessac : La réalisatrice Michèle Dominici voulait « rendre leur intelligence et leur voix » aux femmes aux foyers INTERVIEW La réalisatrice Michèle Dominici présentera jeudi au Festival international du film d’Histoire de Pessac (Gironde) son documentaire « L’histoire oubliée des femmes au foyer » Propos recueillis par Mickaël Bosredon Publié le 16/11/21 à 10h05 — Mis à jour le 17/11/21 à 08h15 61 commentaires 272 partages * Partager sur Messenger * Partager sur Facebook * Partager sur Twitter * Partager sur Flipboard * Partager sur Pinterest * Partager sur Linkedin * Imprimer * Envoyer par Mail * (BUTTON) Sauvegarder l'article Extrait du documentaire "L'Histoire oubliée des femmes au foyer", de Michèle Dominici Extrait du documentaire "L'Histoire oubliée des femmes au foyer", de Michèle Dominici — M.Dominici * Michèle Dominici signe un documentaire à la fois éclairant et poignant sur le quotidien des femmes au foyer dans la France de l’Après-Guerre. * Le contraste est saisissant entre les publicités de l’époque montrant des femmes souriantes et épanouies, et leur réalité faite de déception et d’isolement. * A l’aube des années 1970, le mouvement féministe va commencer à remettre en cause la condition de la femme au foyer. C’est une histoire qui n’a été que rarement racontée… Le long des carnets intimes d’Anna, Francine ou encore Ruby, la réalisatrice Michèle Dominici nous ramène dans le quotidien de millions de femmes au foyer, dans la France de l’Après-Guerre. Loin des clichés des publicités de l'époque montrant des femmes épanouies, le documentaire L’histoire oubliée des femmes au foyer, présenté jeudi en avant-première au Festival international du film d'Histoire de Pessac, nous plonge dans la détresse de ces femmes renvoyées au statut de « consommatrices en chef », « sommées de procréer pour la nation », et finalement laissées au bord de la route, avec la montée en puissance des mouvements féministes à l’aube des années 1970. Votre film est un documentaire sur une époque, mais il raconte aussi, au travers de témoignages poignants, l’intimité de ces femmes au foyer laissées pour compte. L’idée était-elle de les réhabiliter ? Je voulais leur rendre leur intelligence et leur voix, car cela me heurte qu’on les prenne pour des idiotes, ce qui n’était pas le cas. Les textes des journaux intimes que j’ai retrouvés le montrent : ils sont très bien écrits, et d’une nuance, d’une finesse assez incroyables. Je voulais aussi travailler la notion de film d’histoire différemment, en racontant la petite histoire, ce qui s’était passé dans les villes moyennes, dans les campagnes, dans les cuisines, les salles à manger…Et montrer comment la grande histoire arrive dans les foyers à travers la télévision, la radio. Votre film se concentre sur l’Après-Guerre, mais vous dites que l’histoire des femmes au foyer démarre au XIXe siècle… La notion de femme au foyer a émergé avec la Révolution industrielle. Avant, tout le monde travaillait pour nourrir la famille, mais le gain en productivité rebat les cartes. L’autre facteur a été l’émergence des classes moyennes et des métiers intermédiaires (clercs, ingénieurs, cadres…), au sein desquelles monsieur pouvait entretenir madame à la maison, ce qu’un ouvrier ne pouvait pas faire. La femme au foyer, c’est un personnage de la classe moyenne. Un personnage indissociable de l’avènement de la société de consommation à partir des années 1950… Avant les guerres du XXe siècle, le phénomène n'est pas encore massif, et les premières femmes au foyer sont pour la plupart productives : elles fabriquent le linge de maison, les produits d’entretien, elles ont un potager… Après guerre, elles deviennent consommatrices, et même consommatrices en chef. Elles sont le pivot de cette nouvelle ère de la consommation. On vend alors aux femmes le modèle de la femme au foyer, comme le modèle à suivre pour devenir une femme heureuse. La série américaine Mad Men le montre très justement. Vous montrez des publicités de l’époque, où l’on voit des femmes souriantes et épanouies, ce qui contraste avec les journaux intimes de ces femmes, évoquant leurs « déceptions » et leur sentiment « d’enfermement »… Les premières étapes de leur vie de femme au foyer sont très heureuses, elles sont enthousiastes à l’idée de fonder une famille, d'emménager. Et graduellement, elles mesurent la distance qui existe entre leur vie et l’idée qu’elles en avaient. Comme elles sont très isolées, elles ont le sentiment que c’est de leur faute, elles culpabilisent, elles pensent qu'elles ne font pas assez bien. Elles ne voyaient pas qu’elles étaient des millions, et que leur mal-être ne venait pas d’elles, mais de la situation dans laquelle elles avaient été mises. Au plus haut du phénomène, combien recensait-on de femmes au foyer en France ? A la fin des années 1950, il y avait 12 millions de femmes au foyer, pour 45 millions d’habitants. C’était la norme. Il y a en plus de cela une condescendance de la part des hommes, qui leur disent en gros : de quoi se plaignent-elles ? C'est l'idée générale à l'époque, et ce n'est ni la faute des hommes, ni la faute des femmes. Je n'aime pas chercher des coupables. Quand un mari dit : "De quoi tu te plains ?", il est en toute sincérité, il ne se rend pas compte. Cette époque résonne encore aujourd'hui, au travers ce qu'on appelle la « charge mentale » des femmes, non ? Tout à fait. La charge mentale, c'est la distance entre elles et nous. Les images qui restent de ces femmes sont hystériquement heureuses, et je voulais déconstruire ce mythe visuel qui encombre encore nos inconscients : « Est-ce que je suis une bonne maman ? » « Est-ce que je suis une bonne hôtesse dans la maison ? » Je voulais m’adresser aux jeunes femmes d’aujourd’hui, qui aspirent à devenir femmes au foyer : il y en a - et je ne les juge pas, ce n’est pas mon rôle - mais je voulais leur montrer l’envers d’un décor. Petit à petit, la condition de la femme s’améliore quand même, avec le droit de vote puis la permission d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de son conjoint, en 1965. La femme au foyer ne disparaît pas, mais y a-t-il une date, ou un événement, qui marque la fin du phénomène de masse ? Non, c’est plutôt diffus, même si en France, l’année 1970, qui marque la fin du rôle de chef de famille attribué au mari, peut constituer une date symbolique. Globalement, la décennie des années 1970 tue progressivement cette image de la femme idéale au foyer. IFRAME: https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/s rc/qqz0fxz Et parallèlement éclatent les premières manifestations féministes… Ce sont les filles de ces femmes-là qui se révoltent. Et mon hypothèse est que le malheur de ces femmes a fait la révolte de leurs filles. Dans ce sens, ces femmes ont joué un rôle dans la prise de conscience féministe, même s’il s’est joué dans l’intimité. Pour certaines d’entre elles, l’évolution de la société est difficile à vivre. Vous soulignez que « de nouvelles images de femmes parées de qualités alors interdites – l’ambition, l’autonomie – font leur apparition »… Quand elles arrivent à la quarantaine, d’autres statuts de femme idéale émergent. La femme au foyer devient ringarde, à un moment où les enfants s’en vont, où le mariage s’use… Et elles ont été tellement exclues du domaine public que le pas à franchir, pour ne serait-ce que travailler à nouveau, leur paraît immense. Ces millions de femmes ont vécu cela de manière très violente, et solitaire. L’histoire oubliée des femmes au foyer de Michèle Dominici, 52 minutes, sera présenté jeudi 18 novembre à 15 heures au cinéma Jean Eustache de Pessac, en présence de la réalisatrice, dans le cadre du Festival international du film d’Histoire qui dure jusqu’au 22 novembre, et sera diffusé prochainement sur Arte. Société L'Elysée réfléchit encore à faire entrer l'avocate féministe Gisèle Halimi au Panthéon Société Féminisme : Une association dénonce l’invisibilisation du nom des femmes * Société * Femme * Féminisme * Consommation * Documentaire * Culture * Bordeaux * Gironde * Aquitaine (BUTTON) Une faute ? 61 commentaires 272 partages * Partager sur Messenger * Partager sur Facebook * Partager sur Twitter * Partager sur Flipboard * Partager sur Linkedin * (BUTTON) Sauvegarder l'article * (BUTTON) 61 commentaires * (BUTTON) 272 partages + Partager sur Messenger + Partager sur Facebook + Partager sur Twitter + Partager sur Flipboard + Partager sur Pinterest + Partager sur Linkedin + Envoyer par Mail * * (BUTTON) Sauvegarder * (BUTTON) Une faute ? * (BUTTON) Imprimer À lire aussi * Des centaines de personnes se sont rassemblées à Bruxelles (Belgique), le 12 novembre 2021, pour protester contre les agressions sexuelles dans les bars et discothèques. 13/11/21 | MANIF Bruxelles : Un rassemblement « Balance ton bar » pour lutter contre les… * Cette mère aime ses enfants mais regrette de les avoir mis au monde, Brut. 08/11/21 | MERE Ces femmes qui regrettent d’avoir eu des enfants * Roxane donne des conseils pour ne pas être désagréable avec une femme enceinte, Brut. 10/11/21 | GROSSESSE Les questions indiscrètes posées (trop) souvent aux femmes enceintes Plus d’actu Retourner en haut de la page Annonces Légales * Annonces légales * Allier * Alpes Maritimes * Bas Rhin * Bouches du Rhône * Côtes d'Armor * Finistère * Haut Rhin * Hauts de Seine * Loire * Loire Atlantique * Loiret * Maine et Loire * Marne * Paris * Seine Maritime * Val d'Oise * Val de Marne * Var * Vaucluse * Yvelines Services * Distribution * Horoscope * Horoscope chinois * Conjugaison * Recette de cuisine * Résultats des élections * Maison * Le Journal des Seniors * Bébés et Mamans * Infolocale * Sportune Codes promo * Codes promo * Code promo Uber Eats * Code promo ASOS * Code promo Bouygues Telecom * Code promo Lastminute * Code promo Tommy Hilfiger 20 Minutes * Recrutement * La 21^e Minute * 20 Minutes Média * Panel des lecteurs * 20 Minutes Livres * Charte Jeux * Jeux gratuits * Mots fléchés * Solitaire * Puzzle * Mots croisés * Sudoku Réseaux sociaux * Facebook 2,9M * Twitter 2.4M * Instagram 320K * Youtube 27K * Dailymotion 9,8K * Flipboard 114K Newsletters Votre résumé de l'actualité à lire tous les matins Applications mobiles Découvrez nos applications 20 Minutes est certifiée par le label Silver d’Ecovadis La politique RSE de 20 Minutes est certifiée par le label Silver d’Ecovadis * Plan du site * Notre charte * Journal PDF * Archives * Publicité * Mentions légales * CGU * Protection des données personnelles * Gestion des cookies * Supprimer les cookies publicitaires éditeur * Nous contacter Choix de consentement © Copyright 20 Minutes - La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l’ACPM (BUTTON) (BUTTON) (BUTTON) (BUTTON)