#alternate * Le Point * Montres * Le Point Pop * Auto * Sports * Phébé * À découvrir * Newsletters * Abonnés * * * Couverture du Point N° 2631. Boutique le Point Crédit d'impôt Abonnement Numéro de la semaine Hors-séries Anciens numéros Evenements Futurapolis Santé Futurapolis Neuroplanète Les Forums du Point Jeux concours Quiz Partenaires Immobilier de Luxe Cours de langues Bons d’achat Comparateur PER Institut supercollectif Menu Le Point Lifestyle Le Point Lifestyle Couverture du Point N° 2631 * Politique * International * Économie * Tech & Net * Culture * Débats * Sciences * Santé * Style * Afrique * Événements * Services [2037425.png] * * Lifestyle Fabuleuses au foyer : toutes les mères sont-elles "au foyer" ? Cette semaine, Hélène Bonhomme a lu Adieu Mademoiselle, La Défaite des femmes, un pamphlet “anti-néoféministes” signé Eugénie Bastié. Par Hélène Bonhomme Helene Bonhomme a cree le blog des Fabuleuses au foyer. Hélène Bonhomme a créé le blog des Fabuleuses au foyer. © DR Publié le 06/05/2016 à 13h58 - Modifié le 06/05/2016 à 19h46 * copy url * facebook * twitter * linkedin * Google News * mail * partage * imprimer Temps de lecture : 4 min Je m'abonne à 1€ le 1er mois “Le travail que la femme exécute à l'intérieur du foyer ne lui confère pas une autonomie ; il n'est pas directement utile à la collectivité, il ne débouche pas sur l'avenir, il ne produit rien.” tel est notre héritage beauvoirien. Cette semaine, j'ai lu Adieu Mademoiselle, La Défaite des femmes (éditions du Cerf, 2016), un pamphlet “anti-néoféministes” où Eugénie Bastié cite les Mémoires de madame de Beauvoir en vertu de qui nos générations de femmes considèrent que les tâches qui ont opéré au sein du foyer “ne débouchent pas sur l'avenir”. La journaliste de 24 ans propose, dans son chapitre Mulier economicus, un petit historique du foyer, “ce mot qui ulcère les milieux féministes.” Le mépris des femmes au foyer “Anti-tout”, “nouveau visage de la droite réac”, “militante d'extrême droite” et aussi “la petite Zemmour, mais en pire”, selon Attali : quoi qu'il en soit, Eugénie Bastié a le génie de faire parler d'elle et de diriger le projecteur sur un sujet oublié, qui m'est cher et qui est plus d'actualité que jamais : le foyer. Les femmes travaillent moins, privilégient le temps partiel, passent plus de temps chez elles, et, pour la plupart, c'est un choix. Pourquoi ? Eugénie Bastié répond avec un pragmatisme dont j'apprécie la lucidité, puisqu'il en faut : “La spécificité de la femme, s'il faut en établir une, c'est la maternité et le rapport particulier qu'elle entretient avec ses enfants en bas âge. Malgré les injonctions féministes, les femmes continuent à vouloir s'occuper de leur progéniture.” Si, autrefois, on pointait du doigt celles qui osaient délaisser les tâches domestiques pour le grand air du salariat, c'est désormais l'inverse. Le mépris dont fait l'objet la femme au foyer est bien résumé par Gisèle Halimi, dont les propos de 2009 sont rapportés par Eugénie Bastié : “Être une femme au foyer reste un choix, et il est respectable, mais c'est un choix qui n'est pas compatible avec la démarche de libération des femmes.” Une formule qui, en stigmatisant la femme au foyer à plein temps, oublie que, d'une manière ou d'une autre, à un degré ou à un autre, toutes les mères sont “dans leur foyer” à un moment où à un autre de la journée. Le matin, le soir, le week-end, les mères sont dans leur foyer et, partage de tâches ou non, rappelons-le : elles font des lessives, mettent des goûters dans les cartables, lisent des histoires et embrassent de petites joues roses. Des activités qui ne débouchent pas sur l'avenir, vraiment, Simone ? “Foyer” n'est pas un gros mot Mépriser la mère au foyer, c'est mépriser cette “vie ordinaire des femmes”, tout ce chapitre de la vie des femmes qui s'écrit à l'intérieur de leur maison, et dont il est politiquement correct de ne pas parler, de peur de les asservir. C'est diviser les femmes en deux groupes : celles qui font le choix de la carrière (et d'une existence sociale) et celles qui font le choix du foyer (et d'une dévalorisation sociale). Or, je le crois, il n'y qu'une sorte de mère : celle dont le coeur ne sera plus jamais en mode “off” dès la naissance de son aîné et qui fera de son mieux avec les ressources qui sont à sa disposition. Non, “foyer” n'est pas un gros mot. Selon la thèse d'Eugénie Bastié, c'est l'oppression de l'économisme qui amène nos semblables à mépriser l'éducation, qui plus est familiale, relevant à la fois de l'acte gratuit, exigeant un don de soi, et de l'entreprise à long terme, qui suppose une épreuve de patience. Elle rapporte dans Adieu Mademoiselle les propos de Sylviane Agacinski, pourtant authentique féministe : “L'éducation des enfants est une des tâches les plus nobles et les plus nécessaires à l'humanité. Le souci des enfants a contribué à attacher les femmes à leur foyer. Est-il aussi artificiel et imposé qu'on veut bien le dire ? Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles n'auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine.” “Ma tête est dans mon foyer, m'écrit Hélène, lorsqu'entre deux réunions (ou, pire, par SMS en pleine réunion) je gère un pugilat qui oppose mes ados amateurs de BN à ceux qui veulent des Pailles d'or, je résous à distance l'équation qui détermine au centième près la taille du champ de l'oncle Michel, ou j'explique à mon fils que, non, la pasta box ne se met pas au four…” Parmi les centaines de témoignages compilés par les Fabuleuses au foyer, encore un qui le montre : qu'elles aient ou non une activité professionnelle, toutes les mamans le sont à plein temps. En 2012, Hélène Bonhomme vit la naissance de ses jumeaux comme un tsunami. Se sentant un peu désarmée face à cette vie de maman dont elle avait pourtant rêvé, elle décide de partir à la recherche de contenus pertinents sur l'art d'être une maman qui aime sa vie au XXIe siècle. C'est ainsi que voient le jour le site Fabuleuses au foyer ainsi que le livre collaboratif illustréIl y a une Fabuleuse dans chaque foyer(première partie, 2015). Newsletter week-end Chaque fin de semaine, suivez le guide du Point pour inspirer vos week-ends (détente, luxe, évasion). ____________________ (BUTTON) ok Newsletter week-end Vous pouvez consulter notre Politique de protection des données personnelles. La rédaction du Point vous conseille * Fabuleuses au foyer : le syndrome Bree Van de Kamp * Fabuleuses au foyer : femme d’expat ou femme expat ? * Lifestyle Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement : Fabuleuses au foyer : toutes les mères sont-elles "au foyer" ? * copy url * facebook * twitter * linkedin * Google News * mail * partage * imprimer * (BUTTON) * * Le batch cooking des grands chefs Pour ce début d’année 2020, Le Point consacre un hors-série sur le batch cooking. Ce nouveau concept venu des pays anglo-saxons consiste à préparer un grand nombre d’ingrédients et de plats à l’avance le week-end pour gagner du temps lors de vos dîners en semaine. Je commande le hors-série (9,90€) Signaler un contenu abusif Merci de nous préciser le motif ^* : Merci de renseigner la raison de votre alerte. __________ __________ __________ __________ __________ Ce champ est obligatoire Veuillez saisir le code de sécurité ci-dessous ^* : ____________________ Ce champ est obligatoire Code erroné (BUTTON) Envoyer (BUTTON) Annuler 5 Commentaires Un avis, un commentaire ? Ce service est réservé aux abonnés Je m'abonne Déjà abonné ? Je m'identifie Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point. 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Votre pseudo : ____________________ Pseudo incorrect Envoyer Annuler Par guy bernard le 07/05/2016 à 08:48 Je suis proche de la retraite et, étant jeune, j'ai eu des cours de couture et de tricot, entre autres, dans un établissement public, en plus des travaux manuels qui m’étaient plus spécifiquement destinés. ainsi, je sais coudre et tricoter ; cette habitude de non-dépendance prise, j'avais acheté, étudiant les recettes de Mapie de Toulouse Lautrec qui m'orientaient vers des recettes exotiques et compliquées (ses coquilles St Jacques au vermouth), ce qui me permettait de ne pas dépendre des femmes pour mon alimentation quotidienne. ce que je veux dire, c'est que la dépendance de l'un mène à la dépendance de l'autre : ne pas le voir est être borgne et donc, de ne voir que d'un œil. Signaler Par AllonsBon le 06/05/2016 à 23:56 ... Ou pas ! Oui parce que contrairement à ce que prétendent les féministes bourgeoises de Paris intra muros, toutes les femmes qui travaillent ne sont pas ministres, avocat ou chirurgien, avec une vie sociale renversante et un corps sculptural. Beaucoup travaillent par obligation après une séparation, dans des conditions compliquées. D autres par obligation financière car le salaire du conjoint ne suffit pas. Usine d abattage ou de conditionnement, restauration, cantines, hôpital, aide à la personne, maisons de retraite... Bref le travail est plus une prison qu une libération dans tout ces cas là sauf exception. Elles y laissent leur santé et leur moral. A l inverse, alléger un peu son emploi du temps peut s avérer rudement libérateur. Seulement voilà on gagne moins, on paye moins d'impôts, on a plus de temps pour faire les choses soi meme donc on dépense moins etc. Alors ca ne colle pas avec la société de consommation. "Attirées par les étoiles, les voiles... Que des choses pas commerciales ! " Merci à cet article du Point de rétablir dans la nuance. La vraie libération c est celle de choisir sans être sous pression ! Mais qui la possède aujourd hui ? Signaler Par anneg le 06/05/2016 à 23:26 Il faut arrêter de mettre la pression sur les femmes, et en particulier les mères. Quel que soit leur choix de vie, s'il leur permet de s'épanouir c'est le bon. Que certaines préfèrent rester au foyer et d'autres travailler, c'est très bien. Chacune a ses préférences et elle doit être respectée. Signaler [ ] Le Point | Lifestyle Consultez les articles de la rubrique Lifestyle, suivez les informations en temps réel et accédez à nos analyses de l’actualité. 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