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Par Corine Goldberger (BUTTON) Ajouter aux favoris (BUTTON) Corbis (BUTTON) Partager (BUTTON) (BUTTON) (BUTTON) (BUTTON) Envoyer par e-mail (BUTTON) Vous De ____________________ Adresse e-mail ____________________ Vos destinataires (BUTTON) + Adresse e-mail ____________________ [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] [ ] Je certifie ne pas envoyer d'e-mail indésirable Envoyer «Je fais carrière si je veux, quand je veux», tel pourrait être le slogan de celles qui renoncent à un super job pour retourner à la maison. Enquête sur le phénomène "Desperate Housewives". Femmes au foyer: Introduction Ringardes, les carriéristes délurées de «Sex and the City»? Les accros des séries se passionnent pour la vie déprimante des quatre banlieusardes chic de «Desperate Housewives», débarqué sur Canal+ après avoir cartonné outre-Atlantique. De nombreuses femmes au foyer se sont sans doute identifiées à Lynette Scavo, l'une des ménagères un peu givrée de la série. Ex-redoutable femme d'affaires, Lynette a, en effet, renoncé à ses ambitions professionnelles (sous la pression de son mari) pour élever quatre mômes odieux (surtout au supermarché). Pour tenir le coup, elle avale en douce leurs médicaments pour les troubles de l'attention. Quand son époux, inconscient de la crise qui couve, montre un projet publicitaire à Lynette, celle-ci lâche, aigrie: «Ça me rappelle un monde que j'ai quitté, un monde où c'est moi qui gagnais et dans lequel je ne peux pas revenir...» Message subliminal : le plus beau métier du monde, celui de mère au foyer? Tu parles d'une arnaque... > Et vous qu'en pensez-vous? Donnez votre avis sur notre forum! Vidéo du jour : Femme au foyer: Une «fuite des cerveaux» Une tendance qui se confirme La carriériste qui file sa dem parce qu'elle préfère la croissance de ses enfants à celle du chiffre d'affaires de sa boîte est dans l'air du temps. Aux Etats-Unis, les magazines «Time» et «Newsweek» ont consacré plusieurs dossiers à cette nouvelle tendance des femmes au foyer. Le Bureau of Labor Statistics constate en effet que de plus en plus d'Américaines diplômées rentrent à la maison. Du coup les sociologues s'inquiètent carrément d'une «fuite des cerveaux», parmi les actives appartenant aux 10 % les mieux rémunérées. La folie maternelle Les féministes tirent la sonnette d'alarme et dénoncent la «mommy madness»(1), la folie maternelle. Symptôme: une recherche de perfection éducative tous azimuts (petits plats diététiques, cours d'éveil artistique ou mathématique, etc.) pour faciliter l'entrée des tout-petits à leur première année de maternelle. On n'est jamais préparé assez tôt à affronter un monde sans pitié. Le surinvestissement dans sa progéniture passe évidemment par le sacrifice des ambitions professionnelles des mères, minées, de toute façon, par la culpabilité de ne jamais en faire assez. Obsession type: «Les autres mères paraissent parfaites, pourquoi pas moi?» La pression sociale sur les «moms» provoque des drames: des mères au bout du rouleau en arriveraient à mutiler, voire à tuer, leurs propres enfants. Mères au foyer diplômées La France peut-elle être touchée par ce phénomène de femmes au foyer? Pour le moment, on n'en est pas là. Les mères qui rentrent à la maison ne sont pas en majorité des diplômées ou des boss, mais des ouvrières, des employées, des vendeuses peu qualifiées, épuisées par les horaires atypiques de la grande distribution et qui préfèrent toucher l'allocation parentale d'éducation plutôt qu'un salaire vite grignoté par les frais de nounou... 15 % de bac + 3 (et plus) chez les mères au foyer Pourtant, le chiffre(2) est là, qui nargue les féministes: sur l'ensemble des femmes ayant cessé de travailler et mères d'un enfant de moins de 3 ans, 15 % ont bac+3 et plus. En tout, plus de la moitié des mères au foyer ont au moins leur bachot. Ainsi, quarante ans après la publication du «Deuxième Sexe» de Simone de Beauvoir, des avocates, cadres sup, ingénieures, qui estiment qu'elles n'ont plus rien à prouver côté études et carrière, congédient leur baby-sitter pour donner elles-mêmes le biberon et mitonner de bons petits plats à leur mari. Femme au foyer: Profiter de la vie Un privilège qu'elles s'autorisent Pour Dominique Maison, les raisons habituellement invoquées - finir de slalomer entre biberons et réunions, s'occuper elles-mêmes d'enfants très désirés - font certes toujours recette. Et ne sont pas nouvelles: «Je veux rentrer à la maison», écrivait, dès 1979, Christiane Collange. Mais il y a de l'inédit: «Cesser de travailler va de pair avec un hédonisme qui, par bien des aspects, s'apparente à une figure "jusqu'au-boutiste" de l'individualisme contemporain. Ces mères ne souhaitent pas seulement lever le pied et devenir femme au foyer, elles veulent profiter de la vie.» Et elles le disent toutes, à la virgule près, en se fichant pas mal du «féministement» correct: c'est un choix, un luxe, un privilège qu'elles s'autorisent, grâce aux revenus confortables du mari. On est loin des rêves d'indépendance financière de la précédente génération... «En tout cas, ce n'est pas un bonheur feint, elles exultent!» constate Dominique Maison. Enfin pas toutes: lire les témoignages. Etre maman, c'est fashion Difficile de savoir si le retour à la maison des superwomen est un phénomène en hausse ou un choix condamné à rester marginal. Quoi qu'il en soit, elles sont dans l'ensemble bien représentatives de la «bébé attitude» débusquée par Muriel Flis-Trèves(4), psychiatre et psychanalyste: «Regardez les magazines people: ils regorgent de photos de stars enceintes, qui exhibent leur ventre rond et racontent leur grossesse. Pas un numéro sans actrices, chanteuses, princesses épanouies en plein pouponnage qui nous servent toutes la même chanson: "Mon plus beau rôle, c'est celui de maman." Bref, partout, le discours ambiant, c'est: être maman, c'est fashion, un symbole de réussite personnelle. Sans doute quand on est star et millionnaire. Plus complexe quand on est ex-avocate à Pithiviers. Femmes au foyer: Elles témoignent Caroline, 36 ans, quatre enfants, ex-responsable marketing. Non, je ne pleure pas sur toutes ces années d'études (prépa, Ecole supérieure de commerce de Paris) pour en arriver là. Grâce à elles, j'ai démarré à un poste passionnant. Je me suis pressée comme un citron pendant dix ans pour décrocher le poste de responsable marketing et communication d'un grand groupe. Mais au quatrième enfant, en 2002, j'ai tout arrêté: ça devenait ingérable. Mon mari, directeur marketing dans une boîte d'informatique, gagne bien sa vie pour que nous puissions nous le permettre. Bien sûr, j'ai pesé le pour et le contre: au bout de dix ans dans la même entreprise, il est largement temps de changer. Mais sauter le pas, ça signifiait refaire mes preuves dans un autre univers. Avec quatre enfants, nous ne pouvions pas être deux à mener une vie de fou : il fallait que l'un de nous se sacrifie. Ça me paraît "naturel" que ce soit la mère qui s'arrête. J'avais déjà une belle carrière derrière moi, donc je ne me sentais pas frustrée professionnellement. Je n'ai pas l'impression d'un retour en arrière: j'ai une femme de ménage et je me suis payé le luxe d'entreprendre des études de philo. Il me manquait depuis longtemps une dimension intellectuelle que j'ai davantage ressentie en restant à la maison. Donc j'ai décidé de préparer une licence de philo et de théologie en quatre ans.» Juliette, 37 ans, des jumeaux de 6 ans, chef de production dans le cinéma. J'ai arrêté de bosser parce que j'étais épuisée. A la naissance des jumeaux, que j'ai eu beaucoup de mal à avoir, j'étais à bout de souffle. Et comme il n'est pas question dans ce genre de job de lever le pied ou de prendre une année sabbatique, j'ai dit stop. Et à vrai dire, pendant au moins un an, ça n'a été que du bonheur. Mon nouveau rôle de mère me réjouissait. Les biberons, les sorties au parc, les mamours, je découvrais et je savourais pleinement. Ce que j'aimais moins, c'était la facette épouse de dermato à succès, disponible et corvéable à merci. Désormais, toute ma créativité tournait autour de la déco intérieure et des menus pour les invités... « Quand ils sont entrés à la maternelle, j'ai littéralement pété les plombs. Je me suis mise à piquer dans les magasins, jamais pour moi, toujours pour les jumeaux. En plus, je m'étais remise à fumer des joints, comme lorsque j'avais 18 ans. Et puis il y avait un symptôme encore plus grave. Dès que j'accompagnais mon mari dans un dîner, j'étais prise d'angoisses terribles » J'ai commencé à me sentir mieux lorsque je me suis remise à écrire un scénario. Peu à peu, j'ai repris le boulot, sans me laisser happer. Je me suis séparée de mon mari, cette crise nous avait trop éloignés l'un de l'autre. Doucement, j'ai retrouvé mon tempo, surtout le bonheur d'un boulot créatif. Les enfants sont entrés au cours préparatoire, ils vont bien, et en fait, je me sens plus disponible pour eux aujourd'hui, même si je bosse à plein temps. Me priver de mon métier, c'était, en fait, me priver d'une partie de moi-même.» Lire aussi : On a retrouvé les vraies "Desperate Housewives" ! 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Chacune son choix, vouloir tout et rêver tenir la vie de sa voisine au foyer dans la main pour en faire une autre n'est rien d'autre que de la frustration refoulée. Il faut avoir confiance en soi et accepter le droit de vivre de toutes. La place que ne prennent pas les unes va aux autres, chacune y trouve son compte, à la fin. La guerre entre femmes, par jalousie , ce n'est pas cela le renouveau de la société du futur. L'avenir laissera une grande place à toutes celles qui pensent que les valeurs féminines du passé constituent les racines d'un avenir équilibré pour le fonctionnement de notre société de demain. Chacune sa place, selon ses priorités. De anonyme Si c'est pour finir ménagère autant pas faire d'études. Au Japon, les femmes se marient et quittent tout, du fait que des parents se demandent si l'éducation de leurs filles est nécessaire... De anonyme message adressé à la personne qui a laissé un commentaire avant moi : - C'est toi qui as une vie de "merdeufs", esclave inconsciente du capitalisme marchand. Ces femmes qui ont un haut niveau d'études et qui préférent tout plaquer pour s'occuper de leurs enfants, celles-ci ont compris que la soit disante lutte féministe des années 68 ne sert à rien, ce n'est qu'une illusion, on les fait miroitier que c'est une liberté, mais en faite tu passes de l'autorité de ton mari à celui du patron, et encore le monde de travail est un monde de négritude, ce ne sont que des esclaves qui travaillent toute la journée sous pression en supportant les mauvaises humeurs insupportables des collègues et hierarchies. Elles sont des femmes d'avant-gardistes, vous verrez mesdames les féministes que avec le temps ce pourcentage de femmes qui ont à marre du travail va augmenter fulguremment et malgré vos cris d'esclavagistes, rien ni personne ne peut les contraindre, c'est la vie, vous vouliez dénaturer les oeuvres de Dieu et le temps arrive ou vous ne pourriez rien contre les valeurs pures de l'humanité, votre cause est une cause intolérante et extrémiste, vous n'avez aucun coeur pour les femmes qui privilégient l'amour mères-enfants, vous vouliez les mettre sur les rings comme des boxeurs et les réduire à une sorte de machine à fric, travailler jusqu'à en créver, mais c'est vous qui avez perdu le combat, tant d'années de lutte pour une cause sans âme ne peut pas gagner. Votre cause n'est pas la vertu De anonyme Quelle pauvre vie, ces merdeufs. Tant d'années de lutte pour voir qu'en 2008, certaines veulent encore vivre comme ça. Bonjour le Prozac ! 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